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La Lombardie à travers les âges

Cet article retrace brièvement l'histoire de la Lombardie de l'Antiquité à nos jours ainsi que l'histoire de sa viticulture. Vous y trouverez également un résumé de l'histoire de la famille Malavasi, domaine viticole lombard dont vous pouvez retrouver les vins sur notre boutique en ligne.

Lena Wurth

1/10/202612 min temps de lecture

La Lombardie : région à multiples influences extérieures.

La Lombardie est une région très connue du nord de l’Italie, dont la ville principale est Milan. Elle est entourée par la Suisse au nord, le Piémont à l’ouest, la Vénétie à l’est et l’Émilie-Romagne au sud.

Sa superficie est d’environ 23 857 km² et elle est peuplée de plus de 10 millions d’habitants, ce qui en fait la région la plus peuplée d’Italie. Son histoire est en effet riche de diverses influences, directement rattachées à sa proximité avec un très grand nombre d’autres peuples autour d’elle.

  1. L'Antiquité et l'Antiquité tardive.

Nous allons commencer notre voyage historique par l’Antiquité. À cette époque, la Lombardie ne porte pas encore ce nom : elle fait partie de ce que l’on appelle la plaine du Pô, qui comprend également la Vénétie, le Piémont et l’Émilie-Romagne, et plus largement le bassin du Pô, qui englobe aussi des massifs montagneux comme les Alpes italiennes ainsi que le nord des Apennins, chaîne de montagnes traversant l’Italie du nord au sud.

Cette région est donc, vers le IVᵉ siècle av. J.-C., habitée par des peuples de la culture de Golasecca, issue des migrations celtes et de diverses invasions gauloises. Au IIIᵉ siècle av. J.-C., les Romains s’emparent de la plaine du Pô et s’installent majoritairement dans la zone appelée plus tard la Lombardie.

La région se développe énormément grâce à la création de routes ainsi qu’au développement de l’agriculture.

L’empereur Jules César admire beaucoup la fidélité des habitants de la zone, qui se montrent très engagés lors de la guerre des Gaules et de la guerre civile de l’époque. Milan, appelée à cette période Mediolanum, est le théâtre de grands événements tout au long de son histoire.

En effet, en 313 ap. J.-C., l’empereur Constantin promulgue l’édit de Milan, qui accorde la liberté de culte religieux au sein de l’Empire romain. C’est ainsi que renaît leChristianisme après de nombreuses persécutions. L’évêque Ambroise de Milan fait même de la ville un foyer important de la culture chrétienne à la suite de cet édit.

De cette époque jusqu’au VIᵉ siècle, la région connaît de nombreuses invasions, notamment celles des Alamans, des Wisigoths et des Huns, avant de revenir sous le contrôle de l’Empire byzantin (Empire romain d’Orient), qui se réapproprie la région.

  1. Du Moyen-Âge à l'Epoque moderne en passant par la Renaissance.

Cependant, vers 570, un peuple germanique nommé les Lombards profite des nombreuses querelles internes pour s’y installer massivement. Ils font de Pavie leur capitale, et le nom de Lombardie apparaît peu à peu.

De nombreux conflits éclatent entre les populations d’origine et les Lombards, qui ne sont alors pas chrétiens mais païens. Après de nombreux affrontements, les Lombards finissent par se convertir majoritairement au christianisme et adoptent la culture romaine profondément enracinée sur le territoire.

Vers 774, Charlemagne annexe une grande partie de l’Italie, principalement au nord. Les nobles lombards sont remplacés par des vassaux, des princes-évêques germaniques.

Cette portion de l’Italie passe ensuite aux mains des descendants de Charlemagne à la suite du traité de Verdun de 843, puis est placée sous la tutelle du Saint-Empire germanique vers 1024.

La région de Lombardie continue de se développer et de prospérer jusqu’à la Renaissance, où le duché de Milan se constitue progressivement sous le règne des Visconti (1277-1447) et des Sforza (1450-1535), formant ainsi un nouvel État italien.

Il est ensuite occupé brièvement par les Français, les rois d’Espagne et les Habsbourg d’Autriche, tour à tour. En 1797, Bonaparte conquiert cet État, qu’il place au centre de son Royaume d’Italie.

  1. L'époque contemporaine.

Aux alentours de 1848 débute une période marquant un tournant important dans l’histoire du pays tout entier : le Risorgimento. Il s’agit du mouvement visant à unifier l’Italie et ses différents royaumes.

À cette époque, la Lombardie est successivement désertée par les Autrichiens, puis reprise par ces derniers. Entre 1859 et 1860, Napoléon III met fin aux conflits et signe l’armistice de Villafranca.

La Lombardie est alors restituée et rattachée au Royaume de Sardaigne de Victor-Emmanuel II de Savoie, épaulé par Cavour et Garibaldi. En 1861, Victor-Emmanuel II est proclamé premier roi d’Italie.

En 1866, la Vénétie, occupée par l’Autriche, est finalement restituée au reste du pays. Il faudra cependant attendre 1870 pour que Rome soit rattachée au royaume et 1871 pour qu’elle soit décrétée capitale d'Italie. Umberto Ier succède à Victor-Emmanuel II en 1878, puis est assassiné en 1900, après quoi Victor-Emmanuel III est proclamé roi à son tour.

La Lombardie joue par la suite un rôle très important au sein du pays, car son industrie se développe considérablement, faisant d’elle la région la plus prospère d’Italie.

  1. Le XXè siècle.

Pendant la Première Guerre mondiale, malgré une faible présence militaire sur le front, elle participe néanmoins au conflit en fournissant des armes aux Alliés.

Elle est également spectatrice de nombreuses tensions entre les courants politiques extrêmes durant l’entre-deux-guerres, sans toutefois en être le principal théâtre, la capitale étant Rome et le roi résidant majoritairement à Turin.

La ville de Milan et le reste de la Lombardie sont, lors de la Seconde Guerre mondiale, bien plus engagés dans les enjeux politiques et sociaux du conflit. En effet, la région abrite un grand nombre de résistants.

Milan se voit même décerner la médaille d’or de la valeur militaire après la guerre, en raison de son grand dévouement et de son implication dans la Résistance.

Entre 1950 et 1960, un important boom économique apparaît dans le nord de l’Italie. Milan constitue, avec Gênes et Turin, le triangle industriel du pays et poursuit le développement de cette région.

À partir des années 1980-1990, Milan et, plus largement, la Lombardie deviennent un symbole de croissance économique et de mobilité sociale, grâce à leur fort engagement financier et politique au sein du pays.

Aujourd’hui, la région constitue un pôle économique et social incontournable de l’Italie, ainsi qu’une région culturelle très attractive grâce à ses nombreuses villes touristiques (Côme, Milan, Bergame, Brescia, etc.).

Pour aller plus loin

Cette partie ne concerne plus uniquement la Lombardie, mais le pays tout entier. Il est intéressant d’observer, dans une perspective globale, ce que peut engendrer un courant historique initialement très localisé, ainsi que les effets géopolitiques des différents mouvements au fil des siècles.

À la suite de l’unification italienne, après l’intégration de la Lombardie, de la Vénétie et, plus tard, de Rome, l’Italie reste un royaume et une monarchie pendant de nombreuses décennies.

En 1900, Victor-Emmanuel III est au pouvoir. En 1922, Mussolini devient le chef du Parti national fasciste italien. Ses partisans, les Chemises noires, organisent un coup de force : la marche sur Rome.

Le roi refuse d’utiliser l’armée pour les arrêter. Craignant un coup d’État mettant en péril la monarchie, il décide de confier le pouvoir à Mussolini, qui devient président du Conseil et donc chef du gouvernement.

Aux alentours de 1925, Mussolini se proclame dictateur, prenant progressivement le contrôle total du pays. Le roi n’intervient pas, pensant préserver son statut, et cautionne ainsi la montée du fascisme en Italie.

Il est même considéré par de nombreux Italiens comme un acteur de ce régime, puisqu’il adhère à ses idées et signe les lois fascistes promulguées par Mussolini.

En 1943, une rupture survient : la guerre tourne au désastre pour le régime, et le Grand Conseil fasciste abandonne Mussolini, qui est destitué de ses fonctions par Victor-Emmanuel III et placé en état d’arrestation.

Il est toutefois trop tard pour le roi pour redorer son image, largement ternie par sa collaboration avec le régime fasciste. Le peuple ne le soutient plus et le perçoit même comme un traître.

Le 2 Juin 1946, un référendum est organisé et le peuple vote en faveur de la création d’une République italienne. Ce suffrage universel est le premier auquel participent à la fois les hommes et les femmes, marquant une avancée majeure pour les droits féminins et l’égalité des sexes.

Ce mouvement donne ainsi naissance à une Italie démocratique et parlementaire, après 85 ans de monarchie et de totalitarisme.

Et la viticulture dans tout ça?

  1. Les origines

Avant la conquête romaine, les peuples celtes logés dans la plaine du Pô pratiquent déjà une forme de viticulture.

Bien que rudimentaire, cette culture de la vigne est influencée par les méthodes Etrusques et Grecs qui ont foulé les sols italiens plusieurs siècles en arrière.

À partir du IIIᵉ siècle av. J.-C., la conquête romaine de la plaine du Pô marque un tournant décisif car les Romains introduisent des techniques agricoles plus avancées.

La création de routes et de voies fluviales facilite le transport en tout genre, développant ainsi une forme de commerce viticole. Les vignobles se développent principalement dans des zones plutôt stratégiques : collines, bordure de lac et vallées bien exposées.

La viticulture lombarde devient alors une activité économique importante, destinée aussi bien à la consommation locale qu’aux échanges avec d’autres régions de l’Empire.

Les Romains introduisent de nombreuses méthodes de culture de la vigne, notamment la taille, le palissage...

Ils développent également des techniques de vinification plus élaborées, avec l’usage de cuves et d’amphores pour la fermentation et la conservation du vin.

Les produits qui découle de tout ce nouveau système sont appréciés pour leur capacité à alimenter les villes en pleine expansion, notamment Mediolanum (Milan), qui devient un centre urbain et administratif majeur de l’Empire romain.

Ainsi, la période romaine pose les fondations de la viticulture lombarde. Les choix d’implantation des vignobles, les techniques agricoles et l’organisation des exploitations influencent durablement le paysage viticole régional.

  1. Ralentissements et bouleversements.

Cet héritage servira de base au développement de la viticulture médiévale et moderne en Lombardie.

Après la fin de l’Empire romain, la viticulture lombarde connaît un certain ralentissement, mais elle ne disparaît pas. Les populations locales et les nouveaux peuples installés dans la région, notamment les Lombards, maintiennent la culture de la vigne pour répondre aux besoins alimentaires et sociaux.

Le vin reste un produit de consommation courante, indispensable dans la vie quotidienne et surtout dans les pratiques religieuses. Les monastères jouent d'ailleurs à cette époque un rôle fondamental dans la survie et le développement de la viticulture dans la région.

Les ordres religieux, tels que les bénédictins, cultivent la vigne pour produire le vin nécessaire à la liturgie chrétienne. Ils préservent et transmettent les savoir-faire agricoles hérités de l’époque romaine, améliorant les techniques transmises.

Au cours du Moyen Âge, la viticulture lombarde s'affine et se précise. Les terroirs les plus adaptés au développement agricole du raisin, notamment autour du lac de Garde et dans la Valtellina (zone montagneuse), sont aménagés de façon plus importante, permettant par exemple la culture en terrasse.

La production du vin continue de se développer jusqu'au XIXᵉ siècle, qui marque une période difficile avec l’apparition de maladies de la vigne, en particulier le phylloxéra.

Cette crise entraîne une destruction massive du vignoble, mais aussi une profonde restructuration. Les replantations sur porte-greffes résistants permettent une modernisation des pratiques, une meilleure sélection des cépages et une rationalisation de la production.

Cette période est à la fois une crise agricole mais également l'occasion de moderniser et diversifier le savoir faire ainsi que les stratégies qui se voulaient de plus en plus obsolètes.

  1. Le XXè siècle et la conception des appellations.

La Première Guerre mondiale ralentit fortement la production viticole en Lombardie. La mobilisation des hommes et les difficultés économiques affectent les exploitations.

La situation se répète, de manière encore plus marquée, pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque la viticulture est soumise aux réquisitions, au manque de main-d’œuvre et aux pénuries. Une grande partie de la production était également confisquée et distribuée sur le front.

Le vin était considéré comme un apport calorique essentiel à la survie des soldats.

À partir des années 1950, la viticulture lombarde s’inscrit dans un vaste mouvement de renouveau, reconstruction et de modernisation.

La mécanisation progresse, les techniques de vinification s’améliorent et les rendements augmentent. Cette modernisation s’accompagne cependant, dans un premier temps, d’une recherche de quantité plutôt que de qualité.

À partir des années 1960–1970, un tournant s’opère : la Lombardie s’oriente progressivement vers une viticulture de qualité. La mise en place des appellations d’origine contrôlée (DOC) et garantie (DOCG) permet de protéger et de valoriser les terroirs régionaux.

Des zones comme la Franciacorta, la Lugana, la Valtellina ou l’Oltrepò Pavese gagnent en notoriété.

À la fin du XXᵉ siècle, la Lombardie s’impose comme une région viticole dynamique et reconnue. La Franciacorta devient notamment célèbre pour ses vins effervescents de méthode traditionnelle, comparables aux plus grands vins européens.

La viticulture lombarde associe alors tradition, innovation technologique et respect du terroir.

Aujourd'hui la Lombardie est donc connue pour ses vins de grandes qualité et la finesse dans ses méthodes de viticulture et de vinification, générant ainsi des vins raffinés et très agréables.

La famille MALAVASI et son insatiable envie d'aller plus loin.

Le domaine viticole Malavasi est un domaine familial situé dans le nord de l’Italie, en Lombardie, plus précisément sur la commune de Pozzolengo, dans la province de Brescia, au sud du lac de Garde.

Cette localisation place le domaine dans une zone géographique et viticole particulière, à la frontière entre la Lombardie et la Vénétie, ce qui explique les fortes influences culturelles et œnologiques des deux régions. Certaines appellations tel que le Lugana DOC sont partagées entre ces deux régions, se trouvant pile à la jonction. Le domaine Malavasi est une exploitation viticole transmise au sein même de la famille depuis 4 générations. Il illustre parfaitement la tradition viticole du nord de l’Italie. Depuis ses origines, la famille Malavasi se consacre à la culture de la vigne et à la production de vins de qualité, en valorisant un terroir reconnu pour sa richesse et sa diversité. Leur projet s'inscrit dans un esprit de responsabilité écologique et de biodiversité ainsi qu'une certaine éco-compatibilité entre les produits qu'ils utilisent, les cépages qu'ils produisent et leur méthodes de vinification.

Les vignes du domaine sont implantées sur des sols morainiques, caractéristiques de la région du lac de Garde, composés de dépôts glaciaires favorisant un bon drainage.

Le climat tempéré, adouci par la présence du lac, offre des conditions idéales à la viticulture : étés chauds mais modérés, hivers relativement doux et excellente exposition au soleil.

Le domaine Malavasi est notamment reconnu pour la production de vins issus de zones d’appellation contrôlée (DOC) telles que la Lugana DOC. Cette appellation, bien que transrégionale, comprend des vignobles situés sur le territoire lombard, notamment à Pozzolengo.

Les vins produits sont principalement élaborés à partir de cépages locaux, comme la Turbiana appelée aussi Trebbiano di Lugana, donnant naissance à des vins blancs frais, élégants et aromatiques, appréciés pour leur équilibre et leur capacité d’accompagnement gastronomique.

Le domaine produit également d’autres vins blancs, rouges et rosés, en combinant savoir-faire traditionnel et techniques modernes, afin de garantir une qualité constante tout en respectant l’identité du terroir.

Bien que ses vignes soient officiellement situées en Lombardie, le domaine Malavasi évolue dans une zone viticole fortement marquée par la proximité immédiate de la Vénétie.

Cette situation favorise les échanges commerciaux et culturels avec des villes comme Vérone et contribue à la diffusion des vins du domaine dans tout le nord de l’Italie.

Cette position stratégique renforce également l’attractivité touristique du domaine, situé dans une région très fréquentée grâce au lac de Garde.

Aujourd’hui, le domaine viticole Malavasi incarne l’équilibre entre tradition et modernité. Ancré en Lombardie, tout en bénéficiant d’influences viticoles voisines, il participe activement à la valorisation des vins lombards et à la renommée des terroirs du nord de l’Italie.